
La Compagnie Bazar Slave
a été fondée en 2021
Un mot sur le fondateur

Anton Gopko
Metteur en scène
Après sa thèse en biologie, Anton décide de se consacrer à l’étude de la vie de l’esprit humain sur scène. Diplômé de l’Académie russe des arts de théâtre (GITIS) de Moscou, il a signé plusieurs productions théâtrales et lyriques en Russie, puis en France où il vit depuis 2009. Actuellement, il partage son temps entre la mise en scène, l’enseignement du théâtre et la recherche-création. Il donne des cours consacrés au théâtre, à l’opéra, à la littérature et à la civilisation russes à l’Université Jean Moulin – Lyon 3 et anime régulièrement des ateliers de théâtre aux universités Lyon 2 et Lyon 3. Entre 2017 et 2025, il était professeur de jeu d’acteur à l’École de théâtre de Lyon.
Traducteur officiel des œuvres de Richard Dawkins en russe, il a obtenu en 2021 le prix Prosvetitel.Perevod, l’un des plus prestigieux prix russes pour les traducteurs. Aujourd’hui, il mène une étude sur les problèmes dramaturgiques de la traduction du théâtre de Tchekhov en français.
Bazar Slave est pour lui l’opportunité de mettre en place un projet ambitieux réunissant des artistes venus de tous les horizons qui partagent la même vision de la vie dans l’art et la même quête de la perfection.
Un mot sur le nom de la Compagnie
Bazar Slave était le nom du restaurant où eut lieu, au mois de juin 1897 (la date exacte n’est pas connue, très probablement entre le 19 et le 22 juin), la première rencontre de Constantin Stanislavski et Vladimir Nemirovitch-Dantchenko – les deux fondateurs du Théâtre d’art de Moscou. En un sens, on peut considérer cette date comme le jour de la naissance de tout le théâtre moderne !
Le nom de la compagnie reflète donc notre ambition de nous inscrire dans une grande tradition artistique dont nous nous sentons des héritiers. Cette tradition, c’est le théâtre psychologique qui s’appuie sur le jeu d’acteur, sur les capacités d’incarnation et de transfiguration. Enfin, c’est le théâtre qui cherche incessamment à mettre la barre le plus haut possible.
Nos engagements et nos rêves
Le fondateur de Bazar Slave est scientifique à l’origine. Il est, entre autres, le traducteur officiel en russe de Richard Dawkins, l’un des plus grands scientifiques et penseurs d’aujourd’hui. D’où notre engagement à populariser l’esprit critique et la poésie de la science à travers notre art. Pas seulement « réconcilier » la raison et l’émotion, le rationnel et l’irrationnel, mais les renforcer, les amplifier l’un par l’autre, et vice versa.
Notre activité poursuit les objectifs suivants :
1. Créer des spectacles à petit budget, accessibles au plus grand nombre, tout en maintenant une grande qualité artistique ;
2. Donner la possibilité de s’exprimer à de jeunes comédien.ne.s en début de carrière. Nous tenons vraiment à aider les professionnels du spectacle débutants – un groupe social de grande précarité – à gagner leur premier cachet.
Notre rêve le plus cher (et peut-être le plus indiscret) est de nous trouver une niche unique dans le riche paysage artistique d’aujourd’hui. Celle d’un théâtre engagé… mais autrement. Pas le théâtre des réponses, plutôt celui des bonnes questions. Pas celui des chemins battus, mais des recherches et du renouveau permanent de son style. Pas le théâtre d’opinions, plutôt celui qui s’assume comme un Divertissement, au sens noble du terme. Celui qui éveille les plus fortes et les plus belles émotions, émerveille, captive et bouleverse. Notre ambition est de créer, avec le temps, un répertoire solide et diversifié, un mélange équilibré entre la création, les grands classiques et les chefs-d’œuvre injustement oubliés ou négligés.


