La Compagnie

Un mot sur les fondateurs

Olga Paris-Romaskevich

Metteuse en scène

Chercheuse en mathématiques au CNRS et médiatrice des sciences, elle aime depuis son enfance le théâtre et le cinéma. Elle s’autoforme à la mise en scène et réalise plusieurs courts métrages. Dès son arrivée en France en 2013, elle se forme au jeu théâtral. La mise en scène pour elle est une façon d’exprimer son regard sur le monde, avec tendresse et responsabilité nécessaires. Elle co-fonde la Compagnie Bazar Slave avec le but de se découvrir à travers là mise en scène et de raconter des histoires universelles, celles qui ne se soucient pas des frontières entre la science et l’art, entre les pays, entre les personnes.

Anton Gopko

Metteur en scène

Après sa thèse en biologie, Anton décide de se consacrer à l’étude de la vie de l’esprit humain sur scène. Diplômé de l’Académie russe des arts de théâtre (GITIS) de Moscou, il a réalisé de nombreuses productions sur des scènes professionnelles en Russie ainsi qu’en France où il s’est installé dès 2009. Aujourd’hui, il partage son temps entre la mise en scène et l’enseignement du théâtre. Bazar Slave est pour lui l’opportunité de mettre en place un projet ambitieux avec celles et ceux qui partagent sa vision du théâtre comme une pratique de la vie dans l’art.

Un mot sur le nom de la Compagnie

Bazar Slave était le nom du restaurant où eut lieu, le 19 juin 1897, la première rencontre de Constantin Stanislavski et Vladimir Nemirovitch-Dantchenko – les deux fondateurs du Théâtre d’art de Moscou. On peut considérer cette date comme le jour de la naissance de tout le théâtre moderne !

Le nom de notre compagnie reflète donc notre ambition de nous inscrire dans une grande tradition artistique dont nous nous sentons des héritiers. Cette tradition, c’est le théâtre psychologique, le théâtre qui s’appuie sur le jeu d’acteur, sur les capacités d’incarnation et de transfiguration. Enfin, c’est le théâtre qui cherche incessamment à se mettre la barre le plus haut possible.

Sans doute, nous avons une certaine prédilection pour le théâtre russe dont nous sommes biberonnés et que nous aimons beaucoup. En même temps, nous nous sentons des citoyens du monde, des héritiers de la culture mondiale que nous aimerions chanter. Commencer par les Contes d’Italie de Gorki constitue donc pour nous un choix idéal parce que ce texte réunit, à la fois, notre engagement envers la culture de notre pays natal et notre envie de trouver notre place parmi les artistes dont l’art traverse les frontières.

Nos engagements et nos rêves

Nous sommes une compagnie qui vient de naître. Nous avons envie de prendre le temps de nous découvrir nous-mêmes à travers nos spectacles. Notre premier engagement est surtout d’être nous-mêmes.

Les deux cofondateurs de Bazar Slave sont scientifiques de première formation. Tous les deux aimant depuis toujours l’art et la science, nous sommes surpris chaque fois quand ces mondes sont vus comme opposés. Notre deuxième engagement n’est pas seulement de « réconcilier » la raison et l’émotion, le rationnel et l’irrationnel, mais renforcer, amplifier l’un par l’autre, et vice versa.

Notre rêve le plus cher (et peut-être le plus indiscret) est de nous trouver une niche unique dans le riche paysage artistique d’aujourd’hui d’un théâtre engagé… mais autrement. Pas le théâtre des réponses, plutôt celui des bonnes questions. Pas le théâtre d’opinions, plutôt celui qui s’assume comme un Divertissement, au sens noble du terme. Celui qui éveille les plus fortes et plus belles émotions, émerveille, captive et bouleverse. On peut formuler notre devise esthétique ainsi : Ce qui n’est pas bouleversant, n’est pas intéressant.

Ou bien Émerveiller – c’est notre métier !

Nos partenaires

Un grand merci à l’Espace Tonkin ; Les Messieurs Utopiques, aide à la gestion du projet ; La Ruche et Théâtre Instant T ; Salle des Fêtes de Vernaison, Le Nombril du Monde, École de Théâtre de Lyon